0 poste pour le 1er degré et suppressions de postes dans le 2nd en Auvergne

mercredi 19 décembre 2018
par  SUD Education 03

Le comité technique ministériel du 19 décembre 2018 a examiné la répartition des moyens attribués aux académies pour la prochaine rentrée scolaire. Cette répartition s’inscrit pleinement dans le dogme de la réduction des dépenses publiques.

Pour les 4 départements de l’académie de Clermont Ferrand, ce sera 0 poste pour le 1er degré.

Si nous ne connaissons pas encore les répartitions entre les 4 départements, nous avons déjà une idée des conséquence de cette dotation nulle au sens littéral. Il n’y aura pas assez de moyens pour répondre aux besoins du Puy de Dôme et des suppressions de postes massives sont à craindre dans toute l’académie.

En effet, pour répondre aux hausses d’effectifs locales, les DASEN fermeront des classes ailleurs. Cette "dotation" de postes ne permettra donc pas de donner des conditions de travail plus correctes pour les élèves et les personnels. Ce seront les écoles déjà les plus en tension qui pourront espérer une ouverture.

0 poste créé signifie également :
- le dédoublement des CE1 en REP à moyens constants (potentiellement au sein même des écoles concernées)
- des postes de remplaçants nécessaires qui ne seront pas créés et donc des classes sans enseignants,
- aucun moyen pour permettre une réelle école inclusive et répondre aux besoins des élèves en difficultés,
- toujours moins de formation continue,
- des classes toujours aussi chargées.

Dans le 2nd degré

Sur fond de réforme des lycées professionnels, techniques et généraux, ce sont des dizaines de postes qui seront supprimés dans l’académie.

Mais, nous ne pourrons connaître réellement l’étendue des dégâts qu’à l’annonce des dotations horaires des établissements puisque le ministère a communiqué des "moyens annoncés" (équivalents temps pleins qui seraient créés grâce à des heures supplémentaires) la place de postes. Nationalement, par ce tour de passe passe, cela permet d’annoncer 365 retraits de moyens au lieu de 2600 suppressions de postes. Le recours accru aux heures supplémentaires aura une incidence sur les emplois du temps , déjà complexifiés, au lycée, par la mise en place des spécialités.

Le ministère tente de masquer les suppressions de postes mais, dans les établissements, les conditions de travail et d’étude, déjà particulièrement difficiles, seront encore dégradées.

SUD éducation dénonce cette communication malhonnête et rappelle son opposition aux heures supplémentaires.
Pour améliorer le pouvoir d’achat, il faut des augmentations de salaire et non des heures supplémentaires (même défiscalisées !).

SUD éducation agira pour mobiliser l’ensemble des personnels car il s’agit de défendre nos conditions de travail, celles de nos élèves et, plus globalement, le service public d’éducation.


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