Répression anti-syndicale : Blanquer désavoué, mais la répression continue !

jeudi 29 avril 2021
par  SUD Education 03

Quatre collègues du lycée de Melle (Deux Sèvres) syndiqué.e.s à SUD éducation ont comparu devant un conseil de discipline à l’automne 2020 en raison de leur participation au mouvement de grève contre la réforme Blanquer. Les séances des conseils de discipline ont mis au jour la répression antisyndicale à l’œuvre, ainsi que l’incompétence de la hiérarchie à tous les niveaux, les mensonges de l’administration, le non-respect des garanties élémentaires de la défense, les erreurs de procédure. Les représentant-e-s des personnels ont unanimement refusé toutes les sanctions mises aux voix par l’administration.

La rectrice qui prévoyait des déplacements d’office a dû renoncer pour trois des quatre mais elle a persisté à vouloir déplacer notre collègue Sylvie.

Le juge administratif a suspendu en urgence cette sanction, en raison de son caractère manifestement disproportionné et illégal. Le ministre, a porté l’affaire devant le Conseil d’État. La décision du Conseil d’État est sans appel : ce dernier rejette la demande du ministre sans même une audience. C’est à nouveau un désaveu cinglantinfligé à Jean-Michel Blanquer.

A Clermont-Ferrand, les responsables syndicaux de Sud éducation, Fsu, Unef, Cgt éduc’action qui ont participé avec plus de 250 personnes à une action au Lycée Blaise Pascal en janvier 2020 dans le cadre de l’opposition à la réforme du baccalauréat et à la réforme des retraites viennent d’être condamnés à des amendes de 200 € pour les étudiants à 400 € pour nos collègues.

SUD éducation exige l’abandon immédiat des poursuites et sanctions contre les personnels victimes de répression anti-syndicale