DU MYTHE A LA REALITE… QUAND LES MASQUENT TOMBENT !

jeudi 17 septembre 2020
par  SUD Education 03

Une rentrée dans la joie

C’est avec ces mots que le ministre Blanquer parle de la rentrée.
Heureusement, qu’après plusieurs mois d’école confinée et sous protocole, il y a de la joie, comme d’habitude d’ailleurs.
Mais Blanquer n’est pas ministre de la joie et des sentiments heureux. Depuis le dernier remaniement de juillet il a redoublé à l’Education (il voulait l’Intérieur). Il aurait donc du s’occuper des conditions d’étude des élèves et de travail des personnels.
Pourtant, sur le terrain, il n’est plus question de joie. Les témoignages se multiplient, mettant ainsi en lumière, l’impréparation de cette reprise.
Dans l’Allier, nous avons commencé l’année scolaire par un manque de masques. Il a même été répondu à des collègues qu’ils "n’avaient pas eu le temps". Ensuite, les masques sont arrivés, en tissu, mal adaptés (trop petits ou trop grands), en quantité insuffisante pour prendre en compte tous les personnels, notamment les AESH. Bref, beaucoup se débrouillent et se procurant leurs propres masques. Nous encourageons ces collègues à envoyer les factures par la voie hiérarchique.

Une rentrée « normale »

De plus, les problèmes de remplacements ont déjà commencé dans les écoles, en à peine 3 semaines. Là aussi, rien n’a été prévu alors qu’il parait évident que l’isolement en cas de symptômes allait nécessiter plus de remplaçant-es.
D’ores et déjà des décharges de direction n’ont pas pu se faire ou ont été repoussées, des classes se retrouvent sans enseignant. Qu’en sera-t-il à la fin du mois ? Quelles conséquences pédagogiques et sanitaires la répartition des autres élèves dans les classes aura-t-elle ?

Une hiérarchie silencieuse

Et pour gérer cela, nous constatons encore une fois que la DASEN de l’Allier est peu prompte à répondre à nos interrogations, même celles relevant simplement de la CAPD (où nous siégeons) comme les congés formations que nous aurions dû traiter en mars avril…
En ce jour de grève, nous la relançons encore une fois et préparons un courrier au recteur à l’échelle académique.

Mobilisons-nous

Notre ministre avait près de 4 mois pour assurer le retour en classe de tout le monde, élèves et personnels, dans de bonnes conditions (pédagogiques et sanitaires). Cependant, le gouvernement a fait le choix de ne pas investir dans des moyens humains et matériels contrairement à certains de nos pays voisins. Ajoutons qu’aujourd’hui, plus que jamais, le délabrement de la médecine scolaire se fait sentir alors qu’elle aurait eu un rôle essentiel dans la gestion de la crise sanitaire.

Soyons certain-es qu’il faudra se mobiliser d’avantage pour obtenir des moyens matériels et humains à la hauteur de l’enjeu que représente l’éducation.